Potabilisation de l’eau

Article collaboratif

Potabilisation de l'eau

L’eau potable est une eau que l’on peut boire ou utiliser à des fins domestiques et industrielles sans risque pour la santé. 

Pour être considérée comme potable, l’eau doit être exempte de toute substance jugée nocive pour la santé :

  • Les germes pathogènes, comme les bactéries et les virus
  • Les micro-organismes parasites
  • Les substances chimiques indésirables, comme les nitrates, les phosphates, les métaux lourds, les hydrocarbures et les pesticides

A l’inverse, certaines substances jugées nécessaires pour l’organisme et naturellement contenues dans l’eau doivent être conservées dans l’eau que nous buvons :

  • Des sels minéraux, comme le calcium, le magnésium, le potassium, le chlore…
  • Des oligo-éléments, comme le fluor, le cuivre, le fer, le silicium, le manganèse, le zinc…

Source CISEAU

Règles de potabilité 

La directive 98/83/CE , relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, constitue le cadre réglementaire européen en matière d’eau potable. Cette directive a été transposée en droit français par le décret n° 2001-1220 le 27 avril 2020. Ce décret abrogé a été codifié, depuis mai 2003, dans le code de la santé publique aux articles :

Titre II : Sécurité sanitaire des eaux et des aliments
Chapitre Ier : Eaux potables. (Articles L1321-1 à L1321-10)
Chapitre II : Eaux minérales naturelles. (Articles L1322-1 à L1322-13)
Chapitre II bis : Eaux non potables (Article L1322-14)
Chapitre III : Vigilance alimentaire (Article L1323-1)
Chapitre IV : Dispositions pénales et administratives

A ce jour, il existe 63 critères de potabilité de l’eau, que l’on peut regrouper en 5 grands paramètres :

Les paramètres physico-chimiques : ils correspondent aux caractéristiques de l’eau tels que le pH, la température, la conductivité ou la dureté de l’eau et délimitent les quantités maximales à ne pas dépasser pour certains composants comme les ions, les chlorures, le potassium et les sulfates.

Exemples :

  • La teneur en sulfate doit être inférieure à 250 mg/l
  • La teneur en chlorures doit être inférieure à 200 mg/l
  • La teneur en potassium doit être inférieure à 12 mg/l
  • Le pH de l’eau doit être compris entre 6,5 et 9
  • Le TH soit la dureté de l’eau, qui correspond à la mesure de la teneur d’une eau en ions calcium et magnésium, doit être supérieur à 15 degrés français. Autrement dit, une eau ne doit pas posséder moins de 60 mg/l de calcium ou 36 mg/l de magnésium, sinon elle sera jugée trop douce : pour ne pas corroder les canalisations, elle devra faire l’objet de minéralisation et/ou de neutralisation pour retrouver un équilibre calco-carbonique.

Les paramètres organoleptiques : ils concernent la couleur, le goût et l’odeur de l’eau. L’eau doit être agréable à boire, claire et sans odeur. Ces paramètres étant liés au confort de consommation, ils n’ont pas de valeur sanitaire directe.

Les paramètres microbiologiques : ils permettent de contrôler que l’eau ne contient aucun germe pathogène, comme les virus, les bactéries ou les parasites, pouvant provoquer des maladies, voire de épidémies.

Les paramètres liés aux substances indésirables : ils concernent les substances telles que les nitrates, les nitrites et les pesticides.

  • La teneur en nitrates ne doit pas dépasser 50 mg/l
  • La teneur en fluor doit être inférieure à 1.5 mg/l

Les paramètres liés aux substances toxiques : les micropolluants tels que l’arsenic, le cyanure, le chrome, le nickel, le sélénium ainsi que certains hydrocarbures sont soumis à des normes très sévères à cause de leur toxicité. Leur teneur tolérée est de l’ordre du millionième du gramme.

Le propriétaire est tenue d’un entretien régulier et d’effectuer des contrôles en laboratoire pour s’assurer de la bonne hygiène de son eau stockée. Une analyse coûte environ 100€, par point de prélèvement, soit 400€ par mois, pour tester les 4 îlots de 5 foyers.

Le PH moyen de l’eau de pluie varie entre 4 et 7, c’est à dire qu’elle est naturellement acide. Notre estomac a un PH de 2, donc bien plus acide que l’eau de pluie, afin permettre la digestion des aliments. L’eau de pluie est donc favorable à la digestion, comparé à un basique.

  1. Potabilisation de l’eau

Bien Sûr on n’utilise pas l’eau de pluie à “l’état brut” , mais filtrée à des degrés divers et successifs , et adaptés selon les usages !

Une succession de filtres, du plus grossier, au plus fin sont nécessaires pour rendre potable l’eau de pluie récupérée et stockée dans les cuves communes. Les différentes étapes vont permettent de rendre progressivement l’eau propre (sans particules visible), incolore (sans algue), inodore, puis potable. En fonction de l’utilisation, on utilisera une eau plus ou moins filtrée (lave-linge ou arrosage).  

L’objectif de notre système de filtration est d’éviter tout “traitement” chimique de l’eau. (Source)

  1. Un premier filtre à sédiments, composé d’une cartouche de +/- 50 µ permet de retirer les particules afin de ne pas endommager la pompe.
  2. Vient la filtration “primaire”  à un seuil de +/- 10 µ , ce qui permet les usages de nettoyage , de lessive , de vaisselle et de WC (s’il y en avait). Ces deux premiers filtres sont choisis lavables.
  3. Vient ensuite la “filtration secondaire” , assuré par un filtre cartouche à charbon actif, en amont du chauffe-eau. Il permet de prévenir toute source d’odeur due à l’eau chauffée et de retenir les micro-polluants et matières organiques dissoutes. A ce stade , nous pouvons (selon le Pfr. J. Orszagh) considérer l’eau ainsi filtrée comme “eau de qualité inoffensive mais légalement non potable”

filtre à sédiments, bloc charbon actif 

Le système de filtration est équipé d’une cartouche de charbon actif 5 µ qui filtre de l’eau, sable, rouille, algues et d’autres particules en suspension.

La deuxième étape de filtration se compose d’une cartouche filtre de charbon actif granulé qui filtre l’eau potable de l’ozone, des pesticides, de la rouille, des particules de calcaire en suspension, et du chlore et qui diminue la concentration des métaux lourds tels que plomb et le cuivre.

La troisième étape de filtration se compose cartouche de filtration bloc charbon actif et filtre l’eau potable de de l’ozone, des pesticides, de la rouille, des particules de calcaire en suspension, et du chlore et qui diminue la concentration des métaux lourds tels que plomb et le cuivre.

Le filtre en céramique et le filtre en charbon actif ne sont pas lavables et doivent être échangés une fois tous les 6 mois.

La parole au centre

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