Coopération agricole

Article collaboratif

Coopération agricole

Barème d'entraide - Chambres d'agriculture Hauts-de-France

Le collectif a choisi de fonctionner en Gouvernance partagée. C’est à dire que les décisions stratégiques sont prises à plusieurs, et chacun a un accès transparent à l’ensemble des informations de l’oasis. Ainsi nous sommes co-responsable de la réussite ou de l’échec du projet. Pour réaliser les différentes redevabilités nécessaires au bon fonctionnement de l’oasis, le collectif attribue des rôles spécifiques aux habitants.

Une réponse à l’installation agricole

Le renouvellement des générations en agriculture est un enjeu majeur. L’âge moyen est de 51 ans et la représentation du métier ne cesse de diminuer, passant de 31% de la population active en 1955, à 8% en 1980 et 2,95% en 2013.

Alors que 90% des agriculteurs étaient enfants d’agriculteurs en 1970, cette proportion est passée à 75% en 2004. 

La proportion des installations Hors du Cadre Familial (HCF) a fortement augmenté ces dernières années, elle a même doublé en 10 ans au niveau national. D’environ 15 % en 1993, la part des installations HCF aidées représente aujourd’hui près du tiers de l’ensemble des installations aidées (31% en 2002). L’évolution démographique de la population agricole annonce une mutation du profil des exploitants dans les dix prochaines années, apportant un regard neuf et nécessitant l’investissement dans du foncier.

Les HCF s’installent prioritairement avec un statut d’individuel. De fait, les 2/3 des exploitants choisissent ce statut. Ce choix est encore plus marqué chez ceux qui n’avaient pas de connaissance du milieu agricole avant leur installation. Rien de surprenant à cela, puisque leur projet né principalement d’une envie d’autonomie et de sérénité. Et comme les modèles d’installations collectives sont souvent méconnues, le choix de l’individuel paraît à priori le mieux et le seul indiqué. Mais c’est évidemment sans compter la gouvernance partagée, qui octroie des rôles autonomes et souverains dans leur fonctionnement.

Pourtant, les avantages de l’installation sociétaire (plus de temps libre, meilleure pérennité de l’exploitation, entraide, mutualisation…) entraîne une augmentation de la part de ce type d’installation. Cette part a même doublé depuis 1993, pour atteindre près de 2 installations sur 5 aujourd’hui.

Une caractéristique propre au HCF est qu’ils doivent financer entièrement leur installation et donc trouver un terrain qui leur permette de s’installer. Ce financement bloque la plupart des projets, et pour ceux qui passent le pas, l’endettement et donc ses charges fixes est le premier handicap qu’ils doivent supporter. S’il ne les fait pas chavirer à la moindre tempête.

L’installation dans le cadre d’une Oasis apporte une nouvelle solution innovante et pérenne pour les jeunes agriculteurs. Sans aide d’état, et sans minimum d’apport (plan d’apports sur 20 ans), ils peuvent devenir co-propriétaire d’une SCI et débuter leur activité en toute autonomie sur leur périmètre.

Ainsi, l’Oasis du coq à l’âme prévoit de soutenir l’installation de 5 nouveaux agriculteurs (Volailler, Paysan boulanger, Maraîcher, Herboriste, Chevrier) au minimum, ainsi qu’un référent Commercialisation et un référent Transformation artisanale. Soit 7 emplois complets, non délocalisables et bénéfiques au territoire.

Mais comment un montage économique comme celui-ci est-il possible ? On vous explique tout dans le dossier Economie de l’Oasis.

Force du collectif

En unissant leurs forces sous une même entité, la Ferme du Coq à l’âme a pour ambition d’améliorer les conditions de travail de ses associés, tout en proposant un modèle résilient.

Une Entreprise agricole multi-productions pour :

o Mutualiser les forces afin de minimiser les investissements

o Répartir les rôles afin de rester maître de son activité

o Être solidaire afin de diminuer les aléas climatiques

o Avoir un terrain pérenne et unique, qui valorise la biodiversité

o Commercialiser en un seul nom afin de fidéliser les consommateurs 

En facilitant l’accès à la terre, La Ferme du Coq à l’âme souhaite créer plus de 5 emplois agricoles pérennes à temps plein. Ces emplois non délocalisables, contribuent à la préservation de notre souveraineté alimentaire.

L’association des différentes pratiques agricoles doit permettre une meilleure utilisation des ressources et déboucher sur des économies d’échelle, bénéfiques à l’environnement.

Conscient que le Facteur Humain est la clé de réussite ou d’échec dans un tel projet, le collectif a choisi de fonctionner en Gouvernance partagée. C’est à dire que les décisions stratégiques sont prises à plusieurs, et chacun a un accès transparent à l’ensemble des informations de l’oasis. Pour réaliser les différentes redevabilités nécessaires au bon fonctionnement de l’oasis, le collectif attribue des rôles spécifiques aux habitants.

Ces rôles sont autonomes et souverains dans la réalisation des leurs fonctions au sein de l’oasis. Ils décident du mode de conduite qu’ils suivront, des prix pratiqués, de leur planning, de leur organisation, etc. Le tout dans le respect du Périmètre d’actions, décidé par l’assemblée des associés de l’oasis.

Le collectif a été formé et invité à pratiquer à de nombreuses reprises ces outils de l’intelligence collective.

L’université du Nous

L’Université du Nous propose à tout individu, organisation ou collectif, qui est, ou souhaite s’engager sur le chemin de la coopération au service de la transition, de vivre cette expérience singulière du faire ensemble. 

Cela consiste à appliquer au quotidien, les percepts suivants :

– Le chemin compte autant que le résultat.

– Interroger notre posture de coopération : être, agir, pour/contre, sans/avec ?

– Coopérer toujours plus avec l’extérieur.

– La gouvernance de l’organisation comme une pratique au service de la croissance personnelle et sociétale

– Un modèle économique innovant basé sur la participation consciente.

Les outils proposés nous guident dans la vie de groupe, et surtout la compréhension de nos besoins et attentes. La plupart du temps, nous ne sommes pas conscients des mécanismes qui se jouent dans nos relations avec les autres et avec le groupe.

Pérennité de production

Les deux atouts primordiaux, constituant la force du projet, sont le travail en collectif et la diversification des activités.

A mettre tous ses oeufs dans le même panier, il ne faut pas s’étonner qu’au premier trébuchement, la casse soit tragique. Et c’est en observant la nature que nous serons capable de trouver des solutions pérennes. Elle nous a démontré qu’elle avait été capable de s’adapter à 3,5 milliards d’années d’évolutions et de chocs multiples. Et c’est évidemment grâce à sa diversité qu’elle a toujours pu avoir à disposition les atouts adaptés à la situation.

L’oasis reproduit donc ces conditions de diversité, pour maximiser sa pérennité. Au delà de la diversification agricole, végétales et animales, c’est aussi les activités de transformations, de fabrications et de services qui viennent en appui.

Organisation du travail

Chacun participe à l’élaboration des tâches nécessaires à réaliser, et à l’affectation des ressources humaines nécessaires. Un tableau est rempli hebdomadairement et rectifié autant de fois que nécessaire en fonction du déroulement de la semaine. Chaque associé, s’affecte sur une tâche, en pleine conscience du nombre de personnes nécessaires pour la bonne réalisation. Chacun est co-responsable que ce qu’il y a faire, soit fait.

Installation de 9 porteurs de projet agricole

Le modèle proposé par l’Oasis du Coq à l’âme a pour conséquence de rendre possible l’installation de jeunes agriculteurs. En effet, l’ensemble des associés, dont les jeunes agriculteurs, peuvent “investir” dans la société sans minimum d’investissement. Par la suite chaque associé renfloue ou se voit remboursé de son compte d’associé. Une solution simple et équitable, accessible au plus grand nombre.

Pour officialiser sa démarche, le collectif d’agriculteurs souhaite s’engager dans une démarche de reconnaissance de Groupement d’Intérêt Économique et Environnemental, afin de faire reconnaître officiellement par l’Etat notre engagement dans un projet pluriannuel de consolidation de nos pratiques en visant à la fois des objectifs économiques, environnementaux et sociaux.

Pépinière pour jeunes agriculteurs

En partenariat avec l’association Porte Greffe, la Ferme du coq à l’âme propose un espace test dédié aux jeunes agriculteurs non issus du milieu agricole qui souhaitent tester leur projet de création d’activité agricole “grandeur nature” avant de se lancer. 

Plongés dans un contexte de travail collaboratif, ils seront à même d’expérimenter une nouvelle manière de travailler, leur apportant une nouvelle corde à leur arc pour leur future installation.

En trouvant un tuteur technique, ils seront assurés de débuter au mieux leur activité, et bénificieront du terrain mis à disposition par l’Oasis, ainsi que de la structure juridique de la Ferme pour exercer leur première activité.

La parole au centre

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